Parcours

Parcours

Avant-Propos

AVANT-PROPOS

 

Il s'agit des Thèses tirées du programme de la CDS (Convention pour la démocratie sociale), adopté à son 1er congrès tenu à Bobo-Dioulasso du 14 au 15 décembre 2002, communiqué à tous les partis politiques du Burkina Faso, les invitant à un débat ouvert en vue de la confrontation de leurs orientations politiques et autres projets de sociétés.

Dans l’«Observateur Paalga », n°6505 du mardi 25 Octobre 2005, pp. 8-10), en tant que Président de la CDS, j'interpellais les partis politiques en ces termes:

« Ces derniers temps, on a vu Laurent Bado, lors de l’ affaire des 30 millions, s’époumoner pour dire qu’il n’a toujours désiré qu’un débat d’idées.

Or, voilà depuis le 15 décembre 2002, que nous l’avons invité à ce débat mais en vain.

Le programme de la CDS (Convergence pour la démocratie sociale), est une invite à un débat d’idées, adressée à tous les partis politiques.

Il a été adressé à tous les partis politiques du Groupe parlementaire Justice et Démocratie (dont est membre le PAREN), au CDP, etc., sous pli fermé avec une lettre d’accompagnement.

Et depuis, notre attente a été vaine.

En attendant qu’un journal de la place accepte de publier un extrait de ce programme qui fait la critique des orientations des diverses formations politiques existantes au Burkina Faso, et particulièrment celle du PAREN, nous proposons au lecteur, comme avant-goût, ces quelques passages extraits du Discours que j’ai prononcé à Bobo-Dioulasso le 15 décembre 2002 à l’occasion de la clôture du 1er Congrès de la CDS,). Les partis présents à la clôture de ce congrès sont en possession de ce discours.

En effet lors de la cérémonie de clôture, en présence des représentants des divers partis, voilà en quels termes, en tant que Président de la CDS, je les interpellais:

« Aussi, le programme d'un parti de l'opposition comme la CDS, qui vise à la conquête du pouvoir, doit-il consister en un exposé de thèses, d'un ensemble de revendications en faveur de notre peuple à des fins de propagande et d'agitation. Ces revendications doivent placer le pouvoir devant un dilemme:

- s'il entreprend de les satisfaire, il se remet en cause;

- s'il s'y refuse, le peuple le remet en cause en le démettant.

 En outre, pour élaborer un programme de gouvernement qui soit des propositions de transformations économiques et sociales pertinentes, il faut avoir une vue d'ensemble de la situation de la nation, établie sur la base d'un tableau économique et social d'ensemble.

C'est pour toutes ces considérations que les propositions (le programme) adoptées au cours des présentes assises de la CDS, se veulent moins ambitieuses et se contenteront d'esquisser à grands traits, ­  son orientation politique étant clairement définie, ­ ses objectifs stratégiques et tactiques.

Nous, à la CDS, nous n'avons pas l'intention de proposer un quelconque projet de société, si dans l'entendement de ce terme, cela consiste à déterminer la physionomie de la société future fondée sur  des valeurs, des principes et surtout sur des fondements économiques sociaux originaux. Nous ne préparons pas « des recettes pour les gargotes de l'avenir

(...) C'est après une analyse de l'évolution de notre monde actuel, et après nous être penchés sur le devenir de l'Afrique, que nous avons passé au crible, les différents systèmes idéologiques qui sont représentés dans notre pays, avant d'affirmer notre physionomie propre.

Et nous comptons, dans notre action, confronter, dans une saine émulation et dans le respect de l'autre, nos conceptions à celles des autres partis en vue d'une éducation de notre peuple.

Notre peuple doit cesser d'être tiré par le bout du nez pour être conduit comme un troupeau de moutons suivant un berger.

Nous comptons dans cette confrontation politique, amener notre peuple à se faire une idée claire de tous les partis politiques qui sollicitent à l'occasion ses voix pour présider et siéger aux lieux où l'on délibère et décide de sa destinée.

Notre peuple doit savoir, qui est qui, qui fait quoi, qui est avec qui et pourquoi?

C'est une pratique salutaire que nous comptons instaurer au Burkina Faso. Que les acteurs politiques de notre pays souffrent de se soumettre à cette confrontation loyale qui contribuera à l'instruction civique, politique et idéologique de notre peuple.

Que chacun brandisse son drapeau et défende les attributs de son existence.

Nous Démocrates sociaux du Burkina Faso, nous comptons mener cette confrontation avec toute la courtoisie nécessaire et avec les considérations de respect que nous devons aux autres.

Au Burkina Faso, on confond débats d'idées et attaques basées sur des considérations de personnes.

Il y a des gens dans ce pays qui, tout en se déclarant démocrates, attachés à la liberté d'expression, ne souffrent pas la contradiction. Ils s'échauffent à froid chaque fois que l'on ose affirmer que l'on ne partage pas leurs idées. Il va bien falloir qu'ils nous souffrent. Car, c'est parce que nous ne sommes pas d'accord avec toutes les doctrines existantes, que nous nous sommes constitués comme une tendance distincte.

A la CDS nous ne nous laisserons aucunement intimider par ceux qui à défaut d'arguments n'ont recours qu'à l'invective.

A tous ceux qui sollicitent la caution de notre peuple qu'ils ont la prétention de diriger vers des lendemains meilleurs, à tous ceux qui veulent vendre leurs illusions à notre jeunesse nous disons:

« Vous croyez être dans le juste! Nous aussi.

Vous croyez détenir la clé du futur! Nous aussi.

Alors, confrontons nos idées. Le peuple y gagnera en lumière».

L'obscurantisme entretenu au niveau de notre peuple et surtout au niveau de sa jeunesse a profité et profite à tous ceux qui œuvrent consciemment et inconsciemment contre ses intérêts.

Notre premier combat, à nous Démocrates-sociaux, ce sera la démystification de toute théorie doctrinale, qui a la prétention d'être le dernier mot de la pensée humaine et qui, examinée de près, après l'avoir débarrassée de toute la phraséologie qui l'embellit, se trouve être une idée aussi vieille que le monde.

Notre devoir sera de démasquer tous ceux qui abusent en théorie et en pratique notre peuple en se présentant à lui comme ses amis et défenseurs de son intérêt.

Ces « amis du peuple » devront se soumettre à l'épreuve de la critique.

Certes, notre peuple est dans son immense majorité analphabète et est pour ce faire indifférent aux débats d'orientation politique d'une portée théorique. Les adhésions aux parties politiques, le choix des candidats aux diverses élections se font dans notre pays sur des considérations d'appartenance à la même famille, à la même « tribu », au même village et à la même région, si ce n'est à qui tend le plus les espèces sonnantes et trébuchantes.».

Mais depuis 2002, silence!

Depuis j'ai cessé mes activités politiques dans la cadre d'un parti politique quelconque.

Mais j'ai le sentiment d'un travail inachevé. C'est pourquoi je livre dans cet espace le contenu théorique du programme de la CDS, espérant suciter un débat d'idées au sein des intellectuels de notre pays, surtout dans sa frange jeunesse.

La 2è partie du programme, partie pratique, pourra être publiée, si le besoin se fait sentir.



25/10/2011
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 127 autres membres